Vous et nous 

Cette rubrique est pour vous : pour vous informer des éléments autour des articles (enquêtes, webinaires, présences de démocratieS dans des rencontres…), pour vous donner la parole sur des sujets ou remarques que vous souhaitez nous transmettre, pour valoriser vos soutiens !

Invitation soirée débat : les communes sauveront-elles la démocratie ?

Quelques jours avant le premier tour des municipales et à l’occasion de la publication du dossier de démocratieS « Les communes sauveront-elle la démocratie ? », nous vous invitons à une soirée débat mardi 9 mars à 18 h en visio avec :

Nicolas, Rio, consultant en stratégies territoriales et co-fondateur de Partie Prenante.

Marie-Christine-Jaillet, directrice de recherche au CNRS et présidente du Conseil de développement de la métropole de Toulouse.

Sabine Girard, agronome et docteure en géographie à lInrae, ancienne élue de Saillans (Drôme).

Débat animé par Julie Maurel, membre du comité éditorial de démocratieS.

Le lien de la soirée débat : https://us02web.zoom.us/j/84332759112?pwd=xFhbShcxTJ6lzXdyHcBhVBls6Yv5Kj.1

Réservez la date !

Réaction de la Coordination nationale des conseils de développement suite à la publication de l’entretien avec Vincent Béal.

Nous avons pris connaissance de l’entretien de Vincent Béal publié dans le dernier dossier de DémocratieS. L’affirmation selon laquelle les conseils de développement seraient « moribonds » a fortement interpellé les coprésidents de la Coordination nationale des conseils de développement.

Au-delà du caractère abrupt du propos, c’est surtout l’absence d’illustration ou d’exemples concrets pour étayer cette affirmation qui nous questionne. Pour beaucoup d’entre nous, formés aux sciences sociales, nous avons appris qu’une affirmation appelle une démonstration, ce qui rend ce diagnostic, posé comme un fait, d’autant plus étonnant de la part d’un politiste.

Le contexte rend par ailleurs cette prise de position particulièrement problématique. Alors même que la commission mixte paritaire sur la loi de simplification économique a validé le principe de rendre facultatifs les CESER, et que les conseils de développement sont explicitement dans le viseur de parlementaires dans le cadre d’une autre PPL, ce type d’énoncé contribue à fragiliser des instances déjà sous pression.

Sur le terrain, la réalité que nous observons est plus contrastée : des conseils de développement très inégalement mobilisés, certes, mais aussi de nombreux collectifs actifs, producteurs d’avis et de contributions utiles, dès lors que les intercommunalités leur donnent une place réelle.

Les coprésidents ont donc souhaité formaliser une réaction (lire le communiqué), dans un esprit de débat et de dialogue que nous savons partagé par DémocratieS et l’ICPC.

Enquête auprès des lecteurs et lectrices

Du 20 août au 30 septembre 2025, démocratieS a proposé un questionnaire en ligne à ses lecteurs et lectrices afin de mieux connaître leurs pratiques de lecture et leurs appréciations sur le média. Pendant cette période, 120 personnes ont répondu au questionnaire. Merci à elles d’avoir permis ce retour sur notre travail ! Vous trouverez ici une synthèse de leurs réponses.
Voici ce que vous nous avez dit :

Qu’est-ce qui vous a fait découvrir le média démocratieS ? 
L’Institut de la concertation et de la participation citoyenne (ICPC) est laprincipale source de connaissance, suivi par les réseaux sociaux et les recherches sur internet.

Pourquoi lire démocratieS ?
Se tenir informé.e des évolutions du domaine puis pour comprendre les débats en cours.
Les autres motivations montrent une valorisation de la lecture dans des pratiques concrètes : 

  • Préparer une démarche participative, un cours, un devoir d’étudiant, un projet… 
  • Certains consultent le média pour relayer des articles dans un autre média.
  • Enfin, par curiosité ou pour s’en inspirer dans leur réflexion.

Votre niveau de connaissance de la participation : de 1 à 5, vous vous donnez la note moyenne de 3,9.

Sur une échelle de 1 à 10, comment évaluez-vous DémocratieS ?  7,8 sur 10

Les points forts que vous identifiez :

Il n’existe pas d’autre média équivalent sur le sujet : « c’est un espace de réflexivité unique ; il est essentiel d’avoir un média sur ce thème ; c’est le seul média sur le sujet… »

La qualité du traitement des sujets : « articles de grande qualité ; intéressant et bien informé ; sérieux et accessible ; scientifique et bien documenté ; qualité du travail, partage de l’information et des expériences ; complet et qualitatif… »

La pertinence des sujets : « les angles, les sujets… ; sujets très intéressants ; c’est frais et utile ; bons choix de dossiers ; c’est pertinent et d’actualité ; diversité des sujets traités… »

Une facilité de lecture : « ton équilibré, analytique mais accessible ; bonne qualité rédactionnelle ».

Les points faibles que vous identifiez :

Le manque de diversité : « diversité des contributeurs, dossiers avec controverses ; manque de perspective européenne ou internationale ; manque de la controverse ou le retour d’expériences de pratiquant.es… Manque de reportages, d’enquêtes de terrain…. »

Une qualité discutable : « des articles parfois inégaux ou qui disent la même chose (redites) ; un ton un peu classique et académique ; manque d’un décryptage objectif, critique et académique de processus démocratiques… »

Des difficultés d’accès : « beaucoup d’articles trop longs, lecture inadaptée en version électronique ; varier les formats… ».

Des points de vigilance : certains d’entre vous indiquent trop d’articles tandis que d’autres non… De même pour l’accessibilité des textes dont les réponses sont très partagées.

Des suggestions :

  • Plus d’ouverture sur l’international
  • Des liens avec l’éducation populaire
  • Des perspectives plus élargies avec les enjeux liés à la santé, l’énergie, le féminisme, l’économie, les mouvements sociaux, les associations…
  • Une diversification des formats : podcasts, vidéos, infographies…
  • De l’interactivité : sondages, débats en ligne…

Gratuité ou non ?

DémocratieS est un média gratuit. Il est actuellement financé par l’Institut de la concertation et de la participation citoyenne sur ses ressources propres ainsi que par des subventions apportées par certains partenaires publics, selon les années, comme la Commission nationale du débat public, l’Ademe, l’Agence nationale de la cohésion des territoires, le Cerema ou le Ministère de la transition écologique. Mais sa pérennité et son développement passent par de nouvelles sources de financement et la question se pose de mettre à contribution les lecteurs et les lectrices.

Vous seriez 60 % a accepter prendre un abonnement à démocratieS et 40 % non
Et 50 % d’entre vous répondez oui pour l’achat d’un numéro papier.

Quant à l’idée de faire un don, les résultats se retrouvent dans la campagne de soutien menée par démocratieS entre novembre et décembre 2025.

Campagne de soutien

Entre novembre et décembre 2025, nous avons lancé une campagne de soutien. Nous vous remercions vivement toutes et tous ! Merci de vos apports qui permettent de contribuer à la pérennité du média !

Merci à :

Sofia Aliamet, Antoine Ancelet-Schwartz, Tiphaine Ardoin, François Baron, Martine Barondeau, Elian Belon, Jérôme Bétrancourt, Loïc Blondiaux, Elsa Bonal, Véronique Bordes, Michel Cappelletti, Guillaume Carayre, Tiphaine Chatton, Bertrand Christian, Alessandro Di Somma, Jean-Claude Dussaucy, Judith Ferrando, Claude Garcia, Isadora Guerra, Michelle Guihéneuf, Pierre-Yves Guihéneuf, Emeline Hassenforder, David Heinry, Grégory Isabelli, Anne Johnson, Marion Juliot, Lucas Lepage, Charlotte Mauré, Camille Morio, Alisa Pardinelle, Guillaume Petit, René Perier, Audrey Richard, Perrine Simian, Manon Terrasse, Lucie Van der Meulen, Léa Watzky, Jean Zehounkpe, Charlotte Zuckmeyer

Vos remarques, questions, propositions de sujets…

Cet espace vous est ouvert, merci d’indiquer votre prénom, nom et adresse mail et votre sujet.
Nous vous répondrons !

Merci !

  1. Dans son article « Saillans un village toujours inspirant », par exemple au sujet (parmi beaucoup d’autres) des modalités de révision participative du PLU, Madame Girard « oublie » de mentionner que l’un des élus a demandé à l’une des citoyennes tirées au sort de démissionner du Comité de Pilotage Citoyen pour la révision du PLU peu de temps avant son adoption car cette personne n’était pas, loin s’en faut, toujours d’accord avec le reste du groupe, municipalité comprise, alors que le consensus était visé. Cette citoyenne avait par ailleurs une culture personnelle qui la rendait peu réceptive à la formation – au formatage ! – dispensés par les membres du bureau d’étude d’urbanisme.
    Ce « détail » souligne la violence systémique qui accompagne la recherche d’un consensus, et qui s’est factuellement exercée lorsque l’unanimité a été obtenue conformément à la méthode souhaitée par l’équipe municipale participative.
    En suite de l’obtention de l’unanimité du Comité de Pilotage Citoyen, le PLU a été adopté à l’unanimité du Conseil municipal en dernière séance du vendredi 13 mars 2020 (les deux derniers conseillers non-alignés avaient antérieurement démissionné).
    La liste issue de la mandature participative a été évincée par les électeurs le sur-lendemain de cette unanimité lors du scrutin des Municipales du 15 mars 2020, par 18 voix d’écart.
    La liste participative battue n’a pas souhaité contester le résultat malgré ce faible écart, concernant moins de 10 électeurs qui s’étaient trompés de bulletin : sans doute avait-elle davantage à perdre qu’à gagner à un éventuel examen de la régularité du scrutin.

    Ne conviendrait-il pas de s’interroger sur les raisons de cette déroute inattendue plutôt que de persister à considérer que la participation obligatoire est la merveille des merveilles, un « Sirop Typhon » façon potion magique ? invoquer le besoin de tranquillité ou d’apaisement, c’est un peu juste…
    En l’espèce, l’alibi de la participation n’a-t-il pas permis à une minorité militante d’imposer sa vision sur le PLU par le tamisage des tirés-au-sort (conduits à la démission jusqu’à obtention d’un groupe homogène) et d’enfermer l’urbanisme du village dans ses vues partisanes ?
    Pour les activistes minoritaires, la démarche participative n’ouvre-t-elle pas de belles perspectives de domination – tout en se défaussant de la responsabilité désormais diluée ? il y a désormais deux listes participatives à Saillans pour qu’il y ait un deuxième tour… rendez-vous le 22 mars !

    Cet article dans votre revue qui s’affirme critique offre un exemple caractéristique de la validation d’une thèse militante par les organes de la recherche scientifique française, ici représentée par l’INRAE et le CLERSE-CNRS. Sous la plume de militants qui s’avèrent incapables d’auto-évaluer la pertinence de leurs thèses et s’abstiennent de questionner leurs éventuels contradicteurs… ce qui permet d’affirmer qu’il n’y en a aucun ! NON, la démocratie participative ne fait pas consensus !

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *